Mois international du travail social 2022
Mois international du travail social 2022

Mélissa étudiante au DEC travail social au Québec – Mois du travail social 2022

La profession ne cesse d’évoluer et les professionnels sont de plus en plus outillés pour répondre aux besoins de la clientèle. Cependant, la profession gagnera en demande d’aide, mais pas nécessairement en moyens pour y répondre et il est clair que dans un monde idéal, nous devrions être capables d’aider les gens avant que leur situation ne devienne urgente.

Jessica éducatrice spécialisée en France – Mois du travail social 2022

Nous sommes en pleine crise du travail social en France. Notre secteur est clairement maltraité par les orientations politiques qui s’y immiscent. J’ai moi-même fini par perdre le sens de mon travail et je sais que beaucoup s’y épuisent. C’est pourquoi répondre à cette question m’est difficile. Je ne veux pas contribuer à maintenir l’illusion de métiers au sein desquels on s’épanouirait toujours pleinement.

Je continue malgré tout à croire que ça peut valoir le coup de choisir de s’engager dans ce secteur pour tenter de participer à un changement de paradigme. Choisir un métier du social c’est quelque part croire en une possibilité de transformation et d’amélioration du monde dans lequel on évolue.

Manon conseillère en économie sociale et familiale en France – Mois du travail social

Historiquement, le travail social trouve son origine dans la charité chrétienne. Au fil des siècles, l’aide proposée s’est démocratisée et laïcisée. Depuis le milieu du 20e siècle, l’État possède certaines compétences pour l’intervention sociale. Encore aujourd’hui de nombreuses personnes sont en manque de repère concernant l’emploi, le logement ou rencontrent des difficultés financières. Le travail social a donc toute sa place en France afin de soutenir les personnes les plus vulnérables et les accompagner dans leur cheminement.

Karine assistante de service social en France – Mois du travail social 2022

Les travailleurs sociaux sont oubliés par leurs employeurs et les décideurs. Nous devrions nous même nous « encadrer » en créant des espaces de paroles, de rencontres conviviales (le COVID-19 finira un jour ou nous devrons vivre avec)

Ne plus rester dans un isolement professionnel pouvant conduire à des burn out.

Emilie travailleuse sociale au Québec (Canada) – Mois du travail social 2022

Dans un monde idéal, on serait plus nombreux (les travailleurs sociaux) et on aurait le temps d’accompagner efficacement toutes les personnes qui en ont besoin. On serait assez nombreux pour répondre à tous les besoins. Et surtout dans un monde idéal les travailleurs sociaux pourraient travailler vraiment en équipe pour répondre aux besoins en moins de temps. Il y aurait beaucoup plus de prévention et beaucoup moins de gestion de crise.

Même si j’adore la gestion de crise, pour nos clients, la prévention c’est mieux !

Assistante sociale du Maroc – Mois du travail social 2022

Les problématiques les plus dominantes sont la violence conjugale, l’immigration clandestine, le mariage des mineurs, les violences sexuelles, la pédophilie, la traite des humains, la prostitution, les droits liés aux mères célibataires, la mendicité, les enfants de la rue, le trafic de drogue, l’abandon scolaire, la preuve de filiation des enfants issus hors mariage.

Camille assistante sociale en Belgique – Mois du travail social 2022

Les bénéficiaires des services sociaux ne sont pas assez informés sur leurs droits et sont souvent perdus. Les services sociaux sont là pour les aider, les accompagner, les informer. L’administratif est de plus en plus complexe, les dossiers à remplir deviennent incompréhensibles et on n’arrive plus à s’en sortir seul sans un professionnel compétent.

De plus, les assistants sociaux sont là pour écouter les difficultés des personnes et cela les soulage souvent déjà en partie. L’assistant social a également un rôle d’épaule sur laquelle on peut se reposer, c’est une main tendue pour parcourir un chemin parfois long et difficile.